Literatura

LXIX (wiersz klasyka)

Charles Baudelaire

La servante au grand cœur dont vous étiez jalouse
— Dort-elle son sommeil sous une humble pelouse ? —
Nous aurions déjŕ dű lui porter quelques fleurs.
Les morts, les pauvres morts ont de grandes douleurs,
Et quand Octobre souffle, émondeur des vieux arbres,
Son vent mélancolique ŕ l'entour de leurs marbres,
Certe, ils doivent trouver les vivants bien ingrats,
A dormir, comme ils font, chaudement dans leurs draps,
Tandis que, dévorés de noires songeries,
Sans compagnon de lit, sans bonnes causeries,


Vieux squelettes gelés travaillés par le ver,
Ils sentent s'égoutter les neiges de l'hiver,
Et l'éternité fuir sans qu'amis ni famille
Remplacent les lambeaux qui pendent ŕ leur grille,


Lorsque la bűche siffle et chante, si le soir,
Calme, dans le fauteuil elle venait s'asseoir,
Si par une nuit bleue et froide de décembre,
Je la trouvais tapie en un coin de ma chambre,
Grave, et venant du fond de son lit éternel
Couver l'enfant grandi de son œil maternel,
Que pourais-je répondre ŕ cette âme pieuse
Voyant tomber des pleurs de sa paupičre creuse ?

Tylko zarejestrowani użytkownicy mogą komentować i oceniać teksty
Zaloguj się Nie masz konta?   Zarejestruj się
przysłano: 5 marca 2010

Charles Baudelaire

Inne teksty autora

Padlina
Charles Baudelaire
Albatros
Charles Baudelaire
Litania do Szatana
Charles Baudelaire
Oddźwięki
Charles Baudelaire
Do Czytelnika
Charles Baudelaire
Modlitwa
Charles Baudelaire
De profundis clamavi
Charles Baudelaire
więcej tekstów »

Strona korzysta z plików cookie w celu realizacji usług zgodnie z Polityką prywatności.
Możesz określić warunki przechowywania lub dostępu do cookie w Twojej przeglądarce.

Zgłoś obraźliwą treść

Uzasadnij swoje zgłoszenie.

wpisz wiadomość

współpraca